Si vous êtes partis en safari une fois dans votre vie, vous avez passé du temps avec eux, vous avez mesuré leur passion, leur culture, vous savez à quel point les rangers ne sont pas seulement des chauffeurs de 4×4 sur pistes sauvages. Ce que l’on sait moins, c’est la difficulté de la formation d’un guide professionnel.

Comment devient-on Ranger ? Comment devient-on guide professionnel au bout du monde pour servir et protéger les clients voyageurs ? Un véritable parcours du combattant qui consacre les meilleurs et que nous vous détaillons ici en prenant l’exemple de la formation d’un guide professionnel au Zimbabwe.

La formation d’un guide professionnel est accessible à deux conditions : avoir le permis de conduire et suivre un cours de secourisme. Une fois ces conditions remplies, vous devrez passer quatre examens pour devenir un guide de conduite de base et justifier de la connaissance et de la maîtrise des sujets suivants :

La loi : une maîtrise indispensable qui implique beaucoup de paperasse et d’administratif. Il est impératif de comprendre les aspects juridiques et toutes les responsabilités de ce poste ainsi que les conséquences en cas de problème. Vous devez également apprendre la réglementation des parcs nationaux.

La balistique : apprentissage du fonctionnement et de l’utilisation des armes.

Les habitats : connaissances de base sur les arbres, les oiseaux, la faune et la flore de la région dans laquelle le guide va travailler.

Connaissances générales : Connaissances sur le monde, le Zimbabwe, l’Histoire, les dates et événements importants, les parcs nationaux, les problèmes de conservation, les mécanismes et tout ce que vous devez savoir pour répondre aux questions des clients.

La formation d’un guide professionnel c’est un véritable parcours du combattant.

Si vous réussissez à passer cette difficile étape, vous devenez un guide officiel et reconnu. Vous devez alors trouver un emploi dans un camp du Zimbabwe comme Camp Hwange par exemple, où vous recevrez une formation supplémentaire sous la direction d’un guide professionnel.

Point très important, vous commencez à tenir un journal de bord qui sera conservé tout au long de votre formation. Vous y noterez tout ce que vous avez fait au cours de cette période, toutes vos expériences, scènes de safaris, lectures de ces scènes, promenades, travaux à faire. C’est un document essentiel car c’est un compte-rendu de vos expériences.

Le Zimbabwe diffère de la plupart des autres pays en ce qui concerne la formation puisqu’une partie concernant la chasse y est incluse. Ceci est probablement considéré comme le seul inconvénient de la formation et ne profite pas vraiment aux guides, mais c’est obligatoire. Cette obligation de chasse concerne ce qu’on appelle le PAC (contrôle des animaux à problème).

Des animaux sauvages errent à l’extérieur du parc et il arrive souvent, surtout pendant la saison des pluies, qu’ils se nourrissent des récoltes des villageois locaux. Si par exemple, un éléphant harcèle continuellement un village et lui cause d’importants dégâts, le conseil le déclare alors comme un animal à problème et une demande est envoyée aux parcs nationaux pour que l’animal soit éliminé.

Les responsables du parc demandent alors aux guides stagiaires de venir chasser l’animal et ces derniers, accompagnés d’un guide professionnel, viennent éliminer l’animal à problème. La viande est donnée aux agriculteurs qui ont perdu le plus de récoltes, la peau est donnée au conseil où elle est tannée et utilisée pour fabriquer des chaussures, des ceintures, des porte-documents, les défenses sont données aux parcs nationaux.

C’est évidemment la part la plus difficile de ce travail mais elle est essentielle. Un guide fait ce métier par amour de la nature et des animaux mais il doit absolument protéger les clients et avoir l’expérience de l’élimination de l’animal. Au cours de votre carrière de guide, si vous êtes confronté à une situation où vous devez abattre un animal, cet exercice vous prépare mentalement à cette situation et vous apprend à le faire correctement.

Une fois que vous avez passé cet examen de chasse particulièrement difficile, moralement, nerveusement et physiquement, vous enchaînez avec un examen de tir.

Cette pratique ne doit pas être confondue avec l’abattage, c’est la gestion d’un seul animal à problème alors que l’abattage est une forme de contrôle de la population animale.

Pour avoir la qualification de guide professionnel vous devez avoir au moins quatre « chasses dangereuses » à votre actif, notifiées dans votre journal de bord (et évidemment validées par le guide professionnel qui vous accompagne). Les éléphants et les buffles sont considérés comme des chasses dangereuses ou « jeux dangereux » (« dangerous games », pour parler de chasse, ou de safari, on utilise le terme « game » en anglais), bien que certains guides stagiaires aient également abattu des lions devenus problématiques et dangereux autour des villages.

Une fois que vous avez passé cet examen de chasse particulièrement difficile, moralement, nerveusement et physiquement, vous enchaînez avec un examen de tir. Deux examens de tir sont organisés chaque année. Un examen de tir comprend trois tests.

Vitesse et précision : les cibles sont placées à 10m, 7m et 5m, vous tirez sur le premier à 10m puis 7m puis 5m, vous rechargez puis répétez dans la direction opposée, 5m puis 7m puis 10m. La vitesse et la précision sont les qualités qui seront retenues.

Endurance, contrôle et rapidité : vous devez courir 40m entièrement équipé, puis tirer sur 4 cibles différentes. Ceci est un test de votre condition physique, de votre contrôle de la respiration, de votre précision et de votre rapidité, autant d’éléments essentiels dans votre vie de guide.

Cible mouvante et prise de décision : il s’agit du test le plus concret, une cible de lion est placée sur un tapis roulant dont la vitesse est celle d’un lion en train de charger: 22 mètres par seconde. Vous vous tenez devant la cible lorsqu’elle se dirige vers vous et vous devez la tirer à moins de 10 m, puis recharger et vous écarter. La loi stipule que pour qu’un animal soit considéré dangereux, il doit se trouver à 10 mètres maximum.

Dans le cas malheureux où vous devez abattre un animal dans le cadre de votre travail, vous devez quitter les lieux immédiatement et traiter l’endroit comme une scène de crime. Les autorités pourront vérifier vos empreintes de pas, celles des animaux, l’endroit où l’animal est couché, les cartouches éjectées, etc. Ils décident ensuite de l’état de légitime défense.

La formation d’un guide professionnel lui permet d’affronter toutes les situations possibles.

Si vous passez l’examen de tir avec succès, vous êtes qualifié pour l’examen oral. C’est un minimum de deux années supplémentaires d’étude et de travail, la durée moyenne étant de 3 à 6 ans. Pour cet examen vous entrez dans une salle et vous remettez votre journal de bord aux examinateurs (jusqu’à une dizaine possible face à vous). Le journal est ensuite lu à haute voix pour vérifier votre niveau d’expérience et tout ce que vous avez fait jusqu’alors. La fraternité des directeurs de formation et des guides professionnels étant assez étroite, les examinateurs sauront probablement avec qui vous avez étudié. Une fois qu’ils vous connaîtront un peu, ils commenceront à vous poser des questions.

Sur une table, plusieurs crânes d’animaux sont disposés, tels que mangouste, chacal, civette, hyène, lion, etc. On vous demandera de les identifier et de donner les raisons pour lesquelles vous en êtes arrivé à cette conclusion. Cela comprendra la structure des dents et leur nombre. Il pourrait y avoir une similitude entre un jeune et un adulte d’une espèce plus petite. Vous devrez donc examiner la structure du crâne et d’autres indices pour étayer vos conclusions. Vous devez avoir une solide connaissance des structures du crâne des animaux.

Le test suivant propose une sélection de petits morceaux de peau d’animal que vous devez identifier pendant que plusieurs personnes vous parlent en même temps, vous posant différentes questions sur le bush. Le but est de voir comment vous gérez la pression puisque vous dirigerez un groupe qui peut aller jusqu’à six clients (guests) et vous devez être en mesure de répondre à leurs questions, chacune pouvant avoir un intérêt. En outre, cela leur indique clairement quel type de personne vous êtes et comment vous gérez la pression.

Les examinateurs peuvent également vous installer dans un scénario particulier, par exemple vous présenter une boîte en bois avec un serpent vivant à l’intérieur. Vous devrez ouvrir la boîte pendant deux secondes, puis dire que votre client a été mordu par tel serpent (vous l’aurez l’identifié), connaître son type de poison, sa structure en tous points et connaître les procédures médicales à suivre. SI une telle situation devait arriver, le client aura alors toutes les chances de survivre quelle que soit la morsure, quel que soit le venin. A la fin de toutes les questions, vous quittez la salle et les examinateurs délibèrent avant de décider de votre sort. Vous aurez réussi ou pas. S’ils sont indécis, vous pouvez être invité à revenir dans la pièce, puis à donner plus d’informations sur les crânes ou sur tout autre élément sur lequel vous auriez pu avoir un niveau insuffisant. L’examen d’Adam a duré environ 25 minutes, mais ils peuvent durer jusqu’à une heure.

Les examinateurs peuvent également vous installer dans un scénario particulier, par exemple vous présenter une boîte en bois avec un serpent vivant à l’intérieur.

Passé l’examen oral, arrive l’examen final. Il s’agit d’un examen pratique d’une semaine réunissant tous les candidats qui ont passé avec succès l’épreuve orale organisés en 4 équipes. Il appartient maintenant à votre équipe de 4 personnes de rester en contact et de commencer la préparation de la finale. Vous aurez besoin de rassembler tout l’équipement nécessaire à la construction d’un camp. Vous devrez vous débrouiller pour que votre camp soit constitué des éléments suivants : une caméra de brousse, des tentes avec deux lits et une literie, des toilettes, une douche, une cuisine et un coin cuisine, une salle à manger avec table et chaises, de l’électricité, une laverie et des véhicules de safari, ainsi qu’un peu de personnel. Vous allez être noté sur la qualité de votre camp, vous devez donc bien vous préparer.

Vous avez trois à quatre semaines de préparation pour rassembler tout ce dont vous avez besoin pour la construction de ce camp. Lorsque vous serez prêt, on vous dira où se trouve le camp et vous aurez deux jours pour acheminer tout votre matériel sur le site et pour construire votre camp. Vous êtes autorisé à avoir 4 membres du personnel par équipe qui se compose généralement d’un chef, un serveur et deux aides de camp. Cela signifie donc que chaque équipe de 8 personnes doit mettre en place un camp pleinement opérationnel en 2 jours !

Un guide professionnel doit passer des examens pointus avant de pouvoir vous emmener au cœur de la magie.

C’est un exercice très difficile mais cette expérience dira beaucoup de vous, notamment de votre capacité à maîtriser la pratique parce que guider ne consiste pas uniquement à marcher dans la brousse et à connaître les animaux. Vous devez également connaître la plomberie, l’électricité, la mécanique, le contrôle du personnel et le travail d’équipe et de nombreux autres aspects d’un métier qui fait de vous un véritable couteau suisse.

Deux examinateurs viennent dans votre camp et commencent à vérifier votre travail, la position de votre camp, l’endroit où vous avez installé les tentes, la cuisine, les salles de bain. Puis ils vous interrogent sur les raisons pour lesquelles vous avez fait ce que vous avez fait. Ils vérifieront si la cuisine est bien placée par rapport au vent entrant dans les tentes afin que la fumée ne stagne pas à l’intérieur. Les toilettes sont-elles correctement placées pour éviter les odeurs, sont-elles bien construites et fonctionnent-elles correctement ? Les tentes sont-elles à l’ombre, proposent-elles une vue idéale ? Beaucoup de questions qui nécessitent autant de bonnes réponses.

Guider ne consiste pas uniquement à marcher dans la brousse et à connaître les animaux

Lors de l’examen final, plusieurs équipes de candidats se retrouvent. Les guides de chaque groupe se sont associés pour organiser les parties. Ces nouvelles équipes resteront les mêmes pendant les tests de la semaine. L’examen se déroule maintenant comme un camp normal. Tôt le matin, réveil et safaris pour toute la journée. Les examinateurs posent toujours leurs multiples questions.

Quel est le nom latin de cet arbre ? Quelles sont les utilisations médicales de cet arbuste ? Quel est le nom Shona, le nom Ndebele de cet animal ou de cet arbre ? Quel papillon pond ses œufs sur cette feuille et pourquoi cette herbe ? Quel animal la mange, quel oiseau fait son nid à partir de cette herbe ? Un flot continu de questions qui tend à tester vos connaissances même si parfois les examinateurs ne connaissent pas eux-mêmes les réponses.

En fonction de votre expérience de chasse (vous devez avoir expérimenté au moins 4 animaux dangereux, par exemple 3 éléphants et 1 buffle), la prochaine étape de l’examen passe au tir. Si vous avez déjà beaucoup d’expérience de la chasse, on ne vous demandera pas de tirer sur un animal. Ceux qui n’ont pas cette expérience devront maintenant partir à la chasse. Lors d’un examen, il y aura un total de 8 animaux autorisés à être chassés (buffles et éléphants).

Pendant la chasse, les deux examinateurs surveillent chaque aspect de vos talents (skills) : votre habileté au moment de pister, l’utilisation que vous faites du vent, votre confiance en vous pendant la chasse, votre capacité à vous mettre en position de tir. Lorsque vous devez tirer, vous devez tuer l’animal en un seul coup. One shot ! La pression peut être énorme et le risque d’échec immédiat est grand.

La durée moyenne pour l’obtention d’une licence de guide oscille entre trois et six ans

Une fois que l’animal a été abattu, l’équipe de 4 candidats doit ensuite dépecer l’animal et obtenir le résultat demandé après une chasse. 4 personnes pour traiter un éléphant c’est une tâche très ardue. Ils commencent à 10 heures du matin et finissent à 10 heures du soir, puis ils doivent rentrer au camp pour préparer leur peau avant de la tanner.

Avant de saler, ils doivent totalement nettoyer l’intérieur de la peau jusqu’à 11 heures le lendemain matin. Les examinateurs sont arrivés, ils vérifient que tout se passe bien, puis ils donnent 45 minutes aux candidats pour se préparer à un nouveau test. Cette fois, les questions concernent la météo, les formations nuageuses, puis le soir les formations d’étoiles, les constellations, la méthodologie grecque.

Voilà, cet incroyable parcours du combattant est enfin terminé. Il vous faut attendre la fin de l’analyse des examinateurs et l’annonce de votre résultat. Cette année-là, sur les 24 candidats du groupe Adam, seuls 4 candidats ont réussi. Il faut au minimum deux ans pour obtenir votre licence de guide, Adam a mis 3 ans et demi, la durée moyenne oscille entre trois et six ans.

°
°
°
Franck Pelé – Makila Voyages

Construire un voyage c’est un travail qui demande autant de rigueur, de précision et d’abnégation que la reconstruction d’un camp de luxe en Afrique Australe. Tout a été parfaitement exécuté mais il faut parfois tout recommencer, deux fois, trois fois, parce qu’une grève, un imprévu ou une folie de la nature vous invitent à revenir à la case départ pour mieux atteindre l’excellence.

Le lien rare qui unit Wilderness Safaris à l’agence Makila Voyages s’inscrit exactement dans cette vérité. Pendant que les uns affrontent de terribles intempéries pour construire un camp 5 étoiles en bord de rivière, les autres passent des heures passionnées à inventer des circuits uniques, avec la volonté chevillée au cœur d’être les architectes des rêves de leurs clients.

Le superbe camp de Serra Cafema

Et à l’arrivée, les voyageurs sont toujours les gagnants de cette volonté d’atteindre la meilleure qualité possible. La Serra Cafema vous connaissez ? C’est l’exemple parfait d’un petit paradis qui a pu exister à force d’obstination heureuse. Serra Cafema est le camp le plus éloigné d’Afrique australe, dans la nature la plus reculée de Namibie. Situé sous des arbres verdoyants, sur les rives de la rivière Kunene, il permet une déconnexion totale et une immersion rare avec la nature sauvage.

La proximité de la tribu semi-nomade Himba, ravie d’échanger avec les voyageurs, propose une relation humaine revigorante, qui ramène aux sources de la bienveillance et de l’authentique. Plusieurs activités sont proposées, de fascinantes promenades dans une nature exceptionnelle, de la navigation de plaisance si le niveau de l’eau le permet et des excursions guidées en quad ou à vélo.

Le sourire du peuple Himba, la tribu vend des bijoux artisanaux.

Inauguré en septembre dernier, le nouveau Serra Cafema n’a pourtant pas été un accouchement facile. Les travaux ont en effet dû subir quelques mois d’interruption, du printemps à l’été 2018, pendant lesquels il a fallu affronter d’exceptionnelles inondations, obligeant les équipes à une incroyable course contre-la-montre.

L’ouverture du nouveau camp était initialement prévue le 16 juin dernier mais, alors que les progrès de la construction étaient passionnants et l’impatience à son maximum, trois inondations en à peine trois mois ont changé les hommes en minuscules acteurs d’un environnement seul maître à bord. La rivière Kunene, en sortant de son lit, a considérablement réduit le temps que chaque membre de l’équipe a passé dans le sien. Il fallait prendre cet imprévu comme un défi, il sera relevé, l’histoire sera belle.

Les fortes inondations du printemps retardent l’ouverture du camp

Chaque inondation a cassé les rives et la dernière a été aggravée par l’ouverture des vannes du barrage de Ruacana, suite à de très fortes pluies en amont. Les eaux remplies de crocodiles ont mis du temps à retrouver leur calme, retardant énormément les travaux impactés par l’impossibilité de rapporter les matériaux sur le site. L’isolement de ce camp est une bénédiction pour les rêveurs mais une difficulté pour l’acheminement de certaines pièces (24 heures pour parcourir 200 km par exemple).

Comme dans toute belle aventure qui a dû traverser des tempêtes, après la pluie est revenu le beau temps. Et après des semaines de travail sur l’architecture et la décoration du nouveau camp, sur la sécurisation du site, le nouveau Serra Cafema a pu ouvrir ses portes en septembre. Les huit tentes (ou chalets) sont installées sur des ponts en bois, elles sont faites de toile et de chaume afin de créer un camp unique en harmonie avec son environnement, célébrant la culture du peuple Himba.

Chaque chambre bénéficie d’un luxueux confort

Le luxueux confort des chambres comme celui des salles de réception, salle à manger et terrasse, dit tout de la qualité Wilderness, jumelle de la qualité Makila. Enfin, les récentes pluies se traduiront sans aucun doute par une transformation spectaculaire de la vallée de Hartmann en une plaine herbeuse, ce qui rendra l’expérience de juin / juillet 2019 encore plus unique.

Wilderness – Makila, à la fin, il fait toujours beau, on jurerait même voir l’horizon sourire…

 

Wilderness et Makila, jamais l’Afrique n’a été aussi belle

 

 

Les montagnes de l’escarpement de la Vallée du Rift dessinent l’horizon, une forêt dense d’acacias albidas et d’acajous Natal (Mahogany) offre une ombre idéale dans la chaleur de la journée, la plaine est ouverte sur le fleuve Zambèze, vous êtes à Chikwenya, le paradis des photographes.

 

La magie du silence à Chikwenya

 

Situé à la limite du parc national de Mana Pools, Chikwenya est un nouveau bijou de Wilderness Safaris qui a ouvert ses portes à la fin du mois d’août.

Le camp est formé de dix tentes, toutes situées sur de petites terrasses en bois et reliées à la zone principale surélevée par des allées de pins. Chaque tente est équipée d’une salle de bain privée.

Le salon, la salle à manger et le bar sont des lieux d’hospitalité et de détente. La piscine et la grande terrasse permettent de profiter du paysage et de la faune sauvage très présente à l’ombre de merveilleux arbres mahogany.

Les acacias albidas ont éliminé leurs gousses riches en protéines pendant la saison sèche, fournissant une nourriture vitale à de nombreuses espèces, en particulier à l’éléphant.

Lorsque les trous d’eau s’assèchent vous observerez près de la rivière de larges troupeaux d’éléphants, de buffles, d’hippopotames et bon nombre de crocodiles.

Chambre de rêve à Chikwenya

La nouvelle structure de ce camp se fond parfaitement avec l’esprit et l’atmosphère qui règnent à cet endroit. L’intérêt principal de la région réside dans la présence du fleuve Zambèze et de ses nombreux animaux.

NOTE : Chikwenya est ouvert en saison entre avril et mi / fin novembre.

Makila Voyages, partenaire privilégié de Wilderness Safari, vous propose ce nouvel hébergement, qui enrichit un catalogue plein de tous vos rêves.

Chikwenya, le paradis des photographes et des amateurs d’Afrique authentique.

Intérieur d’une tente luxe du camp de Chikwenya

 

Quelques jours avant Noël, c’est un beau cadeau que découvriront les amoureux du safari et du voyage au Rwanda. Wilderness Safaris, notre partenaire historique, étoffe encore un peu plus son offre rwandaise avec l’ouverture du Magashi Camp au cœur du parc national d’Akagera. Le camp est développé en partenariat avec le Rwanda Development Board (RDB) et African Parks, garantissant un projet éco-responsable, il comprendra six tentes.

 

Une nouvelle offre Safari au Rwanda par Wilderness Safaris, partenaire privilégié de Makila Voyages.

 

Magashi Camp sera dans la partie nord-est du parc national, surplombant le lac Rwanyakazinga, et aura une vue sur l’une des plus fortes densités d’hippopotames en Afrique. Les clients pourront également voir le crocodile, l’insaisissable sitatunga et les cigognes à bec blanc.

African Parks, en collaboration avec la RDB et avec l’aide de la Howard G Buffett Foundation, gère Akagera depuis 2010 avec succès. En 2015, après une absence de 20 ans, African Parks a réintroduit des lions suivis par l’espèce menacée du Rhino noir en 2017. Grant Woodrow, directeur des opérations de Wilderness Safaris, a déclaré :

«Ce nouveau camp classique offrira non seulement une expérience de savane extraordinaire à nos invités, mais permettra également d’atteindre un but essentiel, préserver le dernier écosystème de savane protégé du Rwanda et des espèces comme le Rhinocéros noir.”

 

L’élégance d’un camp Wilderness au coeur de l’aventure

 

Alors que le tourisme des gorilles continue de croître au Rwanda, Grant Woodrow ajoute que le camp de Magashi pourra maintenant compléter l’expérience de safari pour les visiteurs du pays. Les touristes peuvent désormais voir les gorilles dans le Parc National des Volcans, la faune de la savane à l’Akagera et les chimpanzés et autres primates à l’ouest du pays. “Le Rwanda offre une expérience de safari haut de gamme complète et autonome“, conclut Grant Woodrow.

 

Un projet éco-responsable élégant et luxueux.

 

Les experts de Makila Voyages vous attendent pour construire avec votre voyage au Rwanda sur-mesure dans ce magnifique camp que Wilderness Safaris ouvrira en décembre prochain, le Magashi Camp.

Rencontre avec Karine Ghemari, spécialiste de l’Asie chez Makila Voyages. Nous l’avons rencontrée quelques semaines après son voyage en Birmanie.

Stupas datant du XVIIème siècle à In Dein

Blog Makila Voyages (BMV) : Comment la Birmanie, appelée aujourd’hui Myanmar, se démarque-t-elle de ses voisins de l’Asie du Sud-Est ? Quelle est la nature profonde de ce pays ?

Karine Ghemari (KG) : La Birmanie a préservé son authenticité. Avec le Laos, la Birmanie est le plus authentique de tous les pays d’Asie du sud-est que j’ai pu visiter. Le Vietnam, le Cambodge et plus encore la Thaïlande sont de plus en plus construits, touchés par la mondialisation galopante. Ces pays ont encore de magnifiques horizons à offrir mais la Birmanie, par son architecture, sa ferveur et la générosité de ses habitants, laisse une très forte empreinte de vérité qui touche au cœur.

Même si les birmans ont désormais tous un portable, même si tout devient accessible, les villes birmanes sont encore relativement vierges de ces buildings qui poussent comme des temples partout ailleurs. La Birmanie a su garder ce côté village, à taille humaine. Les vêtements traditionnels font également beaucoup pour l’authenticité du pays. Les hommes s’habillent en sarong et les femmes sont toujours en costume traditionnel deux pièces, elles sont toutes très colorées, très apprêtées.

Elles ont le visage recouvert de thanaka, cette pâte cosmétique végétale qui est bien plus qu’un produit de beauté, c’est une façon de vivre. Tout le monde se couvre de thanaka, qui existe aussi en poudre, les femmes l’utilisent pour se protéger la peau, du soleil et du temps, et surtout parce qu’elle fait partie intégrante de la beauté des femmes en Birmanie.

Elles ont le visage recouvert de thanaka, cette pâte cosmétique végétale qui est bien plus qu’un produit de beauté, c’est une façon de vivre.

BMV : Racontez-nous votre voyage et ses étapes, nous sommes à Paris, aéroport de Roissy, le 13 avril dernier.

KG : Je suis arrivée le lendemain matin à Yangon après 14h de vol et 2h de transit à Bangkok. Après deux nuits à Yangon, j’ai pris l’avion pour Bagan pour découvrir le plus ancien site archéologique de Birmanie. Situé à une vingtaine de kilomètres du vieux Bagan, c’est un site qui abrite plus de 3000 stupas datant du XIème ou XIIème siècle. C’est un spectacle incroyable. Les stupas sont des monuments bouddhiques, de petites structures qui abritent un bouddha. Après trois nuits à Bagan, je navigue sur l’Irrawaddy, le principal cours d’eau Birman, pour rejoindre Monywa pour une nuit. Puis trois nuits à Mandalay, trois nuits au Lac Inle et une dernière à Yangon soit 14 nuits en tout.

Gare centrale à Yangon

Les points forts de ce voyage sont Bagan pour l’histoire, Mandalay pour les temples et les tapeurs d’or -Mandalay est la deuxième plus grande ville de Birmanie- et enfin le Lac Inle pour tout le côté mystique qui cultive la légende de cet endroit. La brume qui se lève le matin sur les pêcheurs, ces jardins flottants absolument uniques, c’est un horizon magique. Les maisons sont construites sur pilotis, les habitants ont même réussi à brancher leur maison sur un réseau électrique avec des poteaux plantés ici et là. La culture intensive qu’ils ont développée a provoqué un changement de l’écosystème qui commence à être visible et il est de plus en plus difficile pour eux de vivre de la pêche. Le lac baisse de niveau un peu plus chaque année. La zone est devenue zone protégée, c’est une des plus grandes réserves d’oiseaux de toute la Birmanie.

C’est un endroit complètement improbable, presque féérique, une autre vie, avec les habitants qui se lavent dans la rivière, et plus loin les buffles dans l’eau.

BMV : Les gens sont-ils plutôt ouverts ou plutôt réservés ?

KG : Les gens sont très chaleureux, très curieux, j’ai autant pris les gens en photo qu’ils m’ont prise en photo. Ils sont ravis de voir des étrangers. Les guides sont charmants. Comme ce guide qui nous a invités chez lui à dîner. Quand nous étions à Yangoon, nous avons mangé dans un excellent food-street, il faut faire attention au choix des restaurants, il faut écouter les guides et aller uniquement dans les endroits recommandés par eux. La vie n’est pas chère, la monnaie est le Kyat (1 euro € = 1 585,55 Kyats), nous n’avons jamais mangé pour plus de 5 euros le midi mais j’insiste, toujours dans des endroits recommandés.

Un midi, tout était complet, un jeune homme nous a fait signe de venir nous asseoir à sa table, et au moment où on a voulu payer la note il nous avait déjà invités. Un jeune de 20 ans, il était tellement content de pouvoir nous être utile en nous invitant qu’il a eu ce geste aussi élégant que généreux. Il était musicien. Il s’appelle Pinke. Nous n’aurions pas pu vivre cette scène un soir parce qu’en Birmanie, il n’y a pas de vie nocturne, on se lève avec les poules et on se couche avec les poules. Seuls les hommes sortent le soir.

Ils sont timides, et très respectueux surtout. Ils ne parlent pas aisément à cause de leur réserve naturelle mais aussi parce qu’ils ont pris l’habitude de se taire, un peu comme à Cuba. Les régimes totalitaires n’invitent pas à être curieux ou expansif. Ils parlent, ils sont heureux, ils te montrent qu’ils sont contents de te voir mais les anciennes générations observent une certaine prudence, qui s’estompe avec les nouvelles générations connectées au monde entier. Les birmans sont très respectueux, très honnêtes, il n’y a aucun vice dans leur comportement. Là-bas, on donne avec plaisir.

Les buffles traversent la rivière non loin du lac Inle

BMV : Si vous ne deviez retenir qu’une seule émotion parmi toutes celles qui ont accompagné votre voyage, un endroit en particulier ?

KG : Sans hésiter le lac Inle. J’ai été bouleversée par sa grandeur, la sérénité qu’il diffuse, touchée au cœur par ses habitants, des gens formidablement généreux, et par la dimension culturelle de cet endroit. J’ai adoré Pindaya, cette ancienne villégiature des expatriés britanniques, porteuse de légendes comme celle qui raconte l’histoire de sept princesses réfugiées dans une grotte un soir d’orage, mais la toile tissée par une araignée géante les empêchait de sortir. Un prince qui passait par là, entendant les cris des princesses, est venu les sauver après avoir tué l’araignée géante.

La légende de l’araignée géante

C’est une grotte immense inondée de Bouddhas. Je n’avais jamais vu autant de bouddhas dans un même endroit. A part peut-être dans ce temple symbole de la démesure birmane, à Monywa, où le dernier décompte faisait était de 158.000 bouddhas. Ce qui n’en fait pas le temple le plus pourvu puisque le seul temple de Thanboddhay en abrite plus de 580.000 !

Le Lac Inle allie le charme et le luxe. Sur le site d’In Dein par exemple, on prend un petit bras de rivière, on passe entre les bambous, on prend de l’élan, on monte, et on débarque dans un village avec plein de stupas tout autour. C’est un endroit complètement improbable, presque féérique, une autre vie, avec les habitants qui se lavent dans la rivière, et plus loin les buffles dans l’eau, une scène qu’on ne voit pas ailleurs, sauf peut-être au Sri Lanka.

Bagan est aussi un joli souvenir, c’est plus impressionnant qu’Angkor, avec ces pierres rouges qui sortent de partout. A Mandalay j’ai adoré visité l’île d’Ava en petite calèche. L’île est au milieu des rizières, plutôt à faire le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la chaleur. On traverse l’Irrawaddy, on prend le bateau avec tout le monde, c’est vraiment dépaysant.

Dès qu’ils ont du temps libre, des vacances, les gens font des pèlerinages religieux aux quatre coins de la Birmanie.

BMV : La Birmanie en un mot, c’est la ferveur ?

KG : Il n’y a pas de meilleur mot pour qualifier ce pays. Leur ferveur est exceptionnelle, partout, tout le temps. Ils donnent de l’argent sans cesse. Ils achètent des feuilles d’or pour coller sur les bouddhas. Il est interdit de les appliquer au delà de la taille des bouddhas pour ne pas les déformer. Les tapeurs de feuille d’or tapent et cisèlent ces feuilles qu’ils vendent en petits ballots. On décolle alors la feuille d’or qu’on vient appliquer sur les jambes du bouddha comme une offrande. Cette feuille d’or se fait principalement à Mandalay.

Les nombreuses illuminations réinventent le bleu du ciel à la tombée du jour sur la pagode Shwedagon.

Tout est dans la démesure, par exemple, j’ai vu un champ de Bouddhas ! Ils semblaient pousser comme des champignons, c’était une scène vraiment cocasse et littéralement extraordinaire. Dès qu’ils ont du temps libre, des vacances, les gens font des pèlerinages religieux aux quatre coins de la Birmanie. On voit régulièrement des familles entières près des pagodes ou des temples. Il n’y a pas beaucoup d’attente pour visiter les temples, tout se fait librement, simplement. La seule obligation qu’il faut respecter est d’être pieds nus.

A Yangon, nous avons pris un petit train local pour traverser la ville et aller de l’autre côté du fleuve (Yangon River) voir un marché traditionnel. On assiste à la fabrication du Cheroot, le cigare traditionnel birman, ils ont plusieurs tailles, d’un barreau de chaise cubain jusqu’à la cigarette très fine, ils sont parfumés à la banane, à l’anis, au miel… Et puis on arrive à la pagode Schwedagon, incontournable joyau de la ferveur Birmane, une des plus célèbres pagodes du monde. Là, vous prenez la mesure de ce que signifie le mot « ferveur ». J’ai aussi été très impressionnée par Monywa, et les grottes de Po Win Taung, et ces temples creusés dans la falaise, ces formidables peintures rupestres.

Une femme se lave les cheveux dans la rivière.

BMV : Faut-il se préparer à un climat particulier ? Vous avez souvent pris de petits bateaux, l’eau est très présente en Birmanie ?

KG : L’eau est même vénérée au point de la fêter ! Je suis justement arrivée le jour de la fête de l’eau, et là aussi, c’est complètement démesuré, les gens sont arrosés par toutes sortes de contenant, jusqu’à la lance à eau ! De nombreux stands sont installés un peu partout, et les gens défilent sur des « trucks », ils arrosent, sont arrosés, c’est la Thaïlande puissance mille sur ce sujet de la fête de l’eau.

En Birmanie, le climat est tropical, la saison des pluies s’étend de mi-mai à octobre et une saison plus fraîche et sèche commence en novembre pour se terminer vers la mi-février. Puis une saison très chaude précèdant la mousson s’ouvre de mi-février jusqu’au début du mois de mai. La météo est très agréable, en décembre – janvier – février il fait très bon, même s’il fait un peu plus frais le matin mais les journées sont très agréables et le chaleur est bien plus supportable qu’en haute saison. Les moustiques sont assez présents puisque la région est humide et assez luxuriante. La basse saison c’est de mi-avril à mi-septembre. Pendant la haute saison il fait très chaud, jusqu’à 45 degrés à Bagan. Je suis partie au début de la basse saison.

J’ai fini mon voyage là où l’eau est la plus belle, sur la plage Ngapali, c’est un régal parce que contrairement à partout ailleurs, elle n’est pas pleine de touristes. Imaginez une plage de sept kilomètres de sable blanc, une eau magnifique, un village de pêcheurs juste à coté, pas de jet ski ou de parachute ascensionnel, on part se promener en barque avec les pêcheurs, c’est absolument paradisiaque. 

(photos 1 – 2 – 3 – 5 – 6 Nathalie Micaud)

Voyage sur-mesure au Pérou, une spécialité Makila

Rencontre avec Muriel Teixeira, spécialiste de l’Amérique du Sud chez Makila Voyages depuis douze ans. Nous l’avons rencontrée quelques semaines après son voyage au Pérou.

Blog Makila Voyages (BMV) : Avant de nous raconter en détail votre magnifique escapade péruvienne, dites-nous quelques mots sur le Machu Picchu puisque c’est LA visite incontournable des Andes.

Muriel Teixeira (MT) : Plus encore que le côté historique et culturel de l’endroit, c’est son incroyable richesse scientifique qui m’a marquée. Le site est magique, vraiment très beau mais rien ne m’a plus impressionnée que leur savoir. Quand on écoute les guides, francophones et très précis, on comprend à quel point tout était laboratoire pour les incas.

Ils cherchaient, ils testaient, ils inventaient. Ils plantaient à différents niveaux pour la culture, à des écarts de 300 mètres d’altitude, ils procédaient à la mise en place de garde-manger dans la montagne. Ils ont probablement inventé d’innombrables variétés de fruits et légumes, c’est assez fou le nombre de variétés différentes de pommes de terre par exemple qu’on peut trouver sur les marchés. Des fruits et légumes dont on retrouve les saveurs, qui se sont un peu perdues dans notre société industrielle de consommation.

 

 

(photo Muriel Teixeira)

BMV : Lima, Arequipa, Cuzco et tellement d’étapes inoubliables, comment va le Pérou ?

MT : Il se porte comme un charme. Le voyage au Pérou offre une formidable diversité de paysages et pour les voyageurs, une hôtellerie remarquable. Ce qu’on appelle la grande saison débute en avril et se termine fin novembre. Il est possible d’y aller plus tard mais dans ce cas on ne va pas dans le canyon de Colca. Lima est une jolie capitale avec ses différents quartiers, bohèmes ou maritimes, des musées très présents et presque autant d’églises. Puis direction Arequipa où l’influence hispanique est manifeste. Lima, Arequipa et Cuzco ont été les principales étapes ce voyage sur-mesure au Pérou. Je suis aussi passée par Puno en allant vers le lac Titicaca, une petite ville festive.

BMV : Comment avez-vous géré l’altitude ?

MT : Lima est au niveau de la mer, Arequipa est à 2300 mètres et Colca culmine à 3500 mètres. Il faut voyager dans cet ordre là pour s’adapter tranquillement à l’altitude. A 3500 on sent le changement, la respiration est un peu plus difficile, mais on est très bien encadrés par les guides, on s’arrête souvent pour de petites étapes dans des bars où l’on prend des infusions, comme ce cocktail détonnant fait de coca, de munia, de chachacoma et de tola blanca. Un « vitamix » qui réunit une plante pour être en forme, une pour les problèmes digestifs, une autre pour le mal de l’altitude, bref l’antidote à tout.

Les visites se font à pied, à Lima et Arequipa, on vient vous chercher en voiture pour vous emmener d’un point à un autre. D’Arequipa au canyon de Colca c’est en voiture, et à l’intérieur du canyon c’est en voiture privative ou en bus. Nos guides se rappellent souvent de nos clients, certains sont exceptionnels comme cette guide à la culture incroyable dont un client m’avait parlé, je garde leurs coordonnées ce qui me permet d’affiner la sélection des guides.

BMV : Racontez-nous un souvenir particulier qui allie le luxe et l’aventure ?

MT : Le train à Cuzco. J’ai eu la chance de prendre un train de luxe Belmond Andean Explorer qui relie Puno à Cuzco c’est un de ces moments où le temps semble suspendu. On traverse des villages pittoresques et très vivants, des marchés colorés, les gens dehors nous saluent c’est vraiment chaleureux. Ce sont des prestations qui ont un coût mais elles laissent de belles empreintes. A l’extérieur du train c’est l’aventure, à l’intérieur c’est le luxe, tout confort, service et animations à bord sans défaut, c’est un grand plaisir.

(photo Perurail)

BMV : Qu’est-ce qui caractérise le voyage au Pérou par rapport à l’Argentine, au Chili, au Brésil, à l’Equateur ou aux Galapagos par exemple, des pays que vous avez souvent visités ?

MT : C’est très culturel. A chaque visite sur les sites Incas, les guides sont tellement pointus qu’ils vous font un briefing sur l’époque pré-inca et inca, quand vous arrivez sur un monument ils le situent immédiatement dans l’Histoire. Il est possible que les clients demandent à faire Arequipa sans guide par exemple, parce que ce qui est extrêmement intéressant pour certains clients peut sembler un peu long pour d’autres. Mais ce qu’on apprend est une formidable nourriture culturelle.

Avec des visites très riches comme le musée Larco Herrera à Lima, détenteur d’objets inestimables de la culture inca, ou ces maisons privées qui enferment tellement de secrets et qui ont gardé le parfum de l’Histoire. Les choix architecturaux très forts d’Arequipa par exemple, avec ces trois églises à l’histoire particulière, ou ces représentations religieuses étonnantes comme la Vierge, présentée enceinte avec Jésus dans ses bras, et d’autres signes qui remettent en cause certains piliers de la culture catholique. Les péruviens sont très fiers de leur patrimoine, il y a donc beaucoup de musées à visiter, dont des musées privés, au delà des incontournables sites incas.

C’est un vrai luxe de pouvoir découvrir cette vie locale sans aucun effet de foule, tout est plus authentique.

(photo Muriel Teixeira)

BML : Un voyage sur-mesure au Pérou, plutôt en catégorie luxe, laisse-t-il la place à l’authentique et à l’humain ?

MT : C’est justement le petit plus Makila. Si notre savoir-faire est dans le voyage de luxe sur-mesure pour particulier, notre connaissance du terrain et notre réseau sur place nous permettent de nous adapter à toutes les demandes. Nous savons aussi emmener nos clients dans une forme d’inconfort qui fait l’aventure. Quand je dis inconfort vous verrez que tout est relatif. Tout le monde vend les grands circuits classiques avec les îles Taquile ou Uros. Notre prestataire a trouvé une petite communauté avec laquelle il travaille, sur l’île de Ticonata et c’est vraiment hors du commun. Les habitants vous préparent le repas ancestral comme ils le font depuis des siècles.

Ils cuisent le poisson et la viande, recouverts, dans la terre et vous servent ce repas avec une fierté formidable dans des gamelles traditionnelles. Puis vous êtes transférés en bateau sur une autre île où il n’y a que de petites « casitas », construites par une communauté qui vit en face, et prévues pour recevoir des touristes. C’est une source de revenus essentielle. A l’extérieur il y a des petites cahutes et personne d’autre, seulement les gens transférés pour l’occasion. Il y avait ce jour-là deux couples de français qui étaient les seuls clients sur l’île. C’est un vrai luxe pour le coup de pouvoir découvrir cette vie locale sans aucun effet de foule, tout est plus authentique.

Mais il faut accepter de dormir dans des conditions particulières. On y mange très bien dans ce petit paradis culturel, mais dans les petites cahutes, vous avez deux lits individuels avec des matelas un peu durs, il n’y a pas de salle de bain et de sanitaires dans votre chambre donc vous devez aller à l’extérieur, c’est très propre mais c’est à l’extérieur, et sans eau chaude. C’est donc une espèce de parenthèse aventurière au cœur d’un voyage de luxe. Personnellement, j’ai adoré ce côté un peu spartiate qui était la condition pour vivre un moment péruvien rare. C’est le côté « Rendez-vous en terre inconnue » de ce voyage. Vous ne faites qu’une nuit dans ces conditions donc ce n’est pas insupportable.

A Arequipa, la célèbre momie Juanita a été découverte au pied d’un volcan, elle voyage régulièrement à travers le monde pour y être présentée en exposition, elle est formidablement conservée.

BMV : Racontez-nous les îles flottantes

MT : Le lendemain nous allons dans un endroit un peu plus touristique sur une île en face, avec déjeuner chez l’habitant, on change un peu de dimension, on passe de la cahute à la maison en dur avec terrasse et vue sur le lac c’est très sympa. Puis on reprend le bateau pour les îles Uros, on dit souvent que c’est très touristique mais j’ai été bluffée par l’endroit. Ils vous expliquent sur place comment ils construisent leurs îles. Parce que vous montez quand même sur un bout de terre qui flotte sur l’eau !

Ils font pousser ces longues tiges, entre canne à sucre et bambou, ils mettent du fil à l’intérieur pour bloquer la motte de terre, et puis ça grandit, ça grandit, ils montent leur petite maison dessus et ça tient comme si c’était de la terre ferme mais ça flotte ! C’est incroyable… Petite anecdote assez cocasse au vu de l’endroit, ils ont la parabole. C’est la seule aide de l’Etat pour les îles Uros. Cette architecture est vraiment impressionnante. Un archipel qui flotte. D’où ce nom d’îles flottantes. L’île où je suis allée n’était habitée que par les parents et les enfants, dans deux maisons voisines.

BMV : Que représentent les momies au Pérou ?

MT : Une part importante de leur culture. A Arequipa, la célèbre momie Juanita a été découverte au pied d’un volcan, elle voyage régulièrement à travers le monde pour y être présentée en exposition, elle est formidablement conservée. Quand vous allez sur l’île, on vous ouvre une petite baraque, seul le patron a la clé, sur les murs des photos d’ancêtres, et autour, quelques globes qui enferment des momies elles aussi extrêmement bien conservées, trouvées sur l’île, uniquement des femmes. C’est très impressionnant, et étonnamment apaisant.

Rencontre avec Laure Lambusson, spécialiste de l’Afrique de l’Est, de l’Afrique du Sud et de l’Océan Indien chez Makila Voyages. Plus de vingt-cinq années de safari ont nourri son expertise voyage tout en rendant son regard aussi professionnel que son analyse est précise. En novembre dernier, Laure est rentrée d’un formidable voyage au Botswana. Après ces neuf jours passés dans un pays qu’elle connaît très bien, elle vous raconte son voyage sur le blog Makila :

Blog Makila Voyages (BML): Quel est le circuit idéal pour un voyage au Botswana ?

Laure Lambusson (LL) : Un voyage préparé avec des informations précises et la qualité de service promise est toujours idéal. J’ai la chance d’avoir une grande expérience du voyage en Afrique alors j’ai fait en sorte que mon circuit au Botswana se déroule comme dans un rêve. J’ai fait un voyage Paris – Londres – Johannesburg par British Airways puis Johannesburg – Maun par Air Botswana puis avion taxi vers le camp.

Le vol en avion-taxi vous met immédiatement au cœur du rêve avec 45 minutes de vol relativement bas vraiment planantes. Je suis arrivée au camp de Chitabe Lediba pour quelques jours, puis je suis partie dans le nord, dans le Linyanti, au Duma Tau et j’ai achevé mon périple au luxueux camp de Vumbura Plains, au nord du delta.

L’avantage de pouvoir profiter de la totale exclusivité de l’endroit

BML : Où trouver les plus beaux camps au Botswana et Wilderness Safaris est-il un gage de qualité premium dans le monde du voyage de luxe ?

LL : Au Botswana comme partout en Afrique australe, les parcs nationaux sont accessibles à tous. Chez Makila, nous travaillons en étroite collaboration avec Wilderness Safaris depuis 1995, qui est un des plus gros opérateurs du pays. Wilderness possède la majeure partie des hébergements de luxe au Botswana. Ils sont tous installés sur des concessions privées, vous avez donc l’avantage de pouvoir profiter de la totale exclusivité de l’endroit. Les paysages sont les mêmes que dans les endroits publics mais au lieu d’avoir douze 4×4 qui observent les animaux, la règle intérieure de Wilderness stipule qu’il ne peut y avoir que trois véhicules maximum sur une même scène.

Chez Wilderness, on trouve une triple classification concernant les camps. Les « Premier Camps », les « Classic Camps » et les « Adventure Camps ». Chitabe Lediba et Duma Tau sont des « Classic Camps » et Vumbura Plain est un « Premier Camp ». Chaque hébergement a une déco particulière, avec une ambiance safari, coloniale, design ou moderne. Ils sont évidemment tous équipés de moustiquaires même s’il y a très peu de moustiques. Tout est ouvert, en contact direct avec la nature.

BML : Comment se déroule la journée type d’un voyage au Botswana ?

LL : On se lève à 5h du matin, on a une demi-heure pour se préparer et on vient nous chercher à 5h30 parce que, le jour n’étant pas encore levé, on ne vous laisse jamais sortir de votre hébergement seul à cause des animaux. Puis, après le petit-déjeuner, vers six heures, départ en safari avec votre guide ranger jusqu’à 10h30, 11h. C’est l’heure de la petite pause thé. Reprise du safari puis retour au camp pour un gros brunch à midi. C’est alors le moment béni de la sieste vraiment bienvenue après ce lever aux aurores, nous avons quartier libre jusqu’à 15h.

Le deuxième grand moment c’est le spectacle du bébé léopard

Retrouvailles dans la pièce à vivre pour le goûter, piscine si vous avez envie si la chaleur est là, puis vous repartez en safari jusqu’à 19h30 avec une partie qui s’effectue de nuit agrémentée d’un spot à l’éclairage puissant et précis. Si en Afrique du Sud on utilise un « tracker », au Botswana le chauffeur-guide suffit, la formation des guides étant très pointue. J’ajoute que le safari en 4×4 se fait toujours dans un véhicule totalement ouvert.

BML : Quels animaux peut-on voir au Botswana ?

LL : On voit tous les animaux qui font la magie de l’Afrique à l’exception peut-être du rhinocéros. On voit très peu de rhinocéros au Botswana, sauf à Mombo Camp où ils ont été réintroduits, ainsi qu’à Chitabe où là aussi il y a eu une importante réintroduction de rhinocéros après le braconnage intense pratiqué en Afrique du Sud. Le Botswana n’est en conflit avec aucun pays, l’armée est donc utilisée essentiellement pour lutter contre le braconnage. Au Botswana, contrairement à l’Afsud, la politique est très dissuasive, c’est tolérance zéro puisque l’armée à l’autorisation de tuer un braconnier, comme au Zimbabwe. Les résultats sont là puisque depuis, il n’y a plus de braconnage au Botswana. Plus de 700 rhinocéros ont été tués en Afrique du Sud l’année dernière.

BML : Finissons en beauté, racontez-nous le plus beau souvenir de votre voyage au Botswana.

LL : Finissons en beauté comme j’ai commencé ce voyage… Parce que la magie a opéré dès le premier jour. Nous venions de partir pour notre premier safari, nous étions six dans le 4×4 et notre ranger nous amène devant un terrier. La nuit commence à tomber, la lumière est faible, et là on voit de petits bébés hyènes, quatre ou cinq, c’est la première fois en 25 ans que je vois des bébés hyènes. Les petits ont faim et ont envie de téter, les plus grands veulent jouer, la mère stoïque et magnanime gère avec un calme à l’extrême opposé de toute expression qui va avec le mot « hyène ».

Le deuxième grand moment c’est le spectacle du bébé léopard. Il a deux ou trois mois. La maman est partie chasser, son bébé explore son monde pour notre plus grand bonheur. Il joue avec un bout de bois, il monte sur un autre, redescend, tombe, remonte, mange un brin d’herbe après l’avoir défié avec sa patte, il s’éclate, comme un bébé humain.

Enfin, troisième moment à couper le souffle, la sortie en Mokoro. Nous avons rendez-vous avec l’extraordinaire mais nous ne le savons pas encore. Au bout de 5 minutes, un troupeau de 300 buffles traverse devant nous. Nous sommes au ras de l’eau, il n’y avait aucun bruit et soudain un bruit assourdissant déchire le silence, la nature gronde, on est au cœur de l’Afrique et de la nature sauvage. Les herbes sont hautes, on ne les distingue pas très bien mais cette absence de vue dégagée invite à se concentrer sur les sons, le bruit, l’ambiance, et c’est de la magie pure. La musique de l’Afrique, le son du Botswana.

Avec le delta de l’Okavango, on a une diversité qui existe rarement ailleurs. Un voyage extraordinaire que je conseille vivement. Alors si vous passez par Makila Voyages, ça tombe bien, c’est moi qui vous organiserai votre voyage. ☺

Venez découvrir tous les circuits Makila Voyages Plus »

Voilà une magnifique histoire qu’il nous faut vous raconter sans changer un mot de la réalité jusque dans les détails du quotidien d’une agence.

Hier, jeudi 20 juillet 2017, nous étions dans le bureau de Sylvie Pons, directrice de l’agence Makila Voyages.

Nous naviguions sur le blog de Wilderness Safaris pour obtenir des informations quand Sylvie s’arrêta net devant un article illustré avec une photo de Legadema, magnifique femelle léopard.

mombo_-_legadima_1

En voyant le nom de l’animal s’afficher, Sylvie s’exclame :

– C’est pas vrai !

– Quoi ?

– Mais ça ne peut pas être elle…. Rrrrrroooo si c’est elle…

– Mais quoi ?

– Regarde…

Sylvie se lève et va chercher une photo qui est dans son bureau, sur une étagère, depuis des années. On y voit un bébé léopard et cette légende :

Legadema – Mombo – 05/07/2003 – 7h43

legadema baby blog

– Regarde j’ai fait cette photo il y a 14 ans, Legadema venait de naître ! Et c’est elle là sur le blog ! Elle a 14 ans, c’est la première fois que je la revois !

Je suis webmaster de l’agence, community manager et storyteller, et quelle que soit la casquette choisie, cette histoire est de l’or, elle est de ces pépites qui n’ont pas besoin d’être modifiées ou romancées pour exprimer toute leur magie.

Je vous dirais bien que Makila Voyages c’est le mariage de la connaissance du terrain, de la fidélité des partenaires et du respect de l’environnement comme des animaux avec une constance qui se vérifie sur des décennies mais je vais juste laisser parler l’émotion de l’instant, la beauté de ces photos, et je vous invite à lire quelques lignes (en anglais) sur Legadema sur le blog de Wilderness Safaris, notre partenaire historique, en cliquant sur les liens ci-dessous.

http://www.wilderness-safaris.com/blog/posts/legadema-s-legacy

http://www.wilderness-safaris.com/blog/posts/mombo-memories-legadima-hangs-out

Partez pour l’île parfumée que les navigateurs appelaient naguère Ceylan ! Le Sri Lanka, c’est à la fois les sites bouddhistes, les safaris dans les réserves à la recherche des éléphants, les collines recouvertes de plantations de thé, le farniente sur les plages de sable blanc, sans oublier la gentillesse de ses habitants. Plongez des nos itinéraires au Sri Lanka

Plus »

Venez assister à la représentation de la pièce “Une Singulière Thérapie” de Vincent Duviau et sa troupe, Jeudi 20 Novembre 2014, à 19H30 au théâtre Saint Léon (Paris XVème) dont la recette sera entièrement reversée à la construction d’un bâtiment pour l’école de Sinamatella que nous soutenons au Zimbabwe et à l’embauche d’instituteurs.

Plus »