Comment assister à la grande migration des gnous en Afrique de l’Est ?

Peut-être connaissez-vous ces images impressionnantes représentant des milliers de gnous parcourant les plaines de la Tanzanie à la recherche de verts pâturages ? Ou encore celles de leur périlleuse traversée de la rivière Mara, jusqu’au Kenya… Cette gigantesque migration d’herbivores regroupe des gnous mais aussi des zèbres, quelques gazelles et impalas, suivis de près par leurs prédateurs. Il s’agit d’un phénomène qui a lieu chaque année depuis des millions d’années… mais dont le calendrier reste aléatoire : il peut varier de quelques semaines, en fonction de la saison des pluies.
De quoi s’agit-il et comment assister à ce spectacle saisissant et unique au monde ? Voici nos conseils pour mettre toutes les chances de votre côté.

Gnous traversant la rivière Mara

Un impressionnant troupeau en marche pour plus de 1000 km

Chaque année au mois de novembre, les pluies arrosent les plaines africaines de Tanzanie. L’herbe y est verte et abondante jusqu’au mois de février, et les gnous ont de quoi se sustenter. Les femelles, bien nourries, peuvent allaiter et en profitent pour mettre bas. C’est à cette période que les animaux commencent à se regrouper dans la zone du cratère du N’Gorongoro et de N’Dutu. Se forme ainsi un impressionnant troupeau d’environ 2 millions de gnous et 500 000 zèbres… C’est le début de la Grande Migration. Les plaines de N’Dutu sont alors entièrement recouvertes de gnous et offrent des images fascinantes… Les animaux marchent souvent à la queue leu leu, formant une longue colonne allant parfois jusqu’à 40 km.

Troupeau de gnous marchant à la queue leu leu

Aux alentours du mois de mars, la sécheresse arrivant, le troupeau se déplace en quête de nouveaux pâturages. Il se dirige vers l’immense plaine du Serengeti, prolongement naturel de la réserve de Masaï Mara, au Kenya.

A partir du mois de juillet s’annonce une étape décisive : la traversée de la rivière Mara, frontière naturelle qui sépare le Kenya de la Tanzanie et qui ouvre la voie vers les vertes étendues du Masaï Mara. Une étape périlleuse où de nombreux dangers guettent les gnous, en particulier les énormes crocodiles du Nil qui attendent, tapis dans la rivière…  La traversée n’est pas facile et beaucoup périront face aux prédateurs ou en tombant et se cassant les pattes sur les rives escarpées de la rivière.

Gnous se jetant des rives escarpées de la rivière Mara

Une fois la rivière franchie, les gnous s’installent dans le Masaï Mara jusqu’au mois d’octobre: c’est la fin du cycle de la migration.

Chaque année, les troupeaux parcourent plus de 1000 km. Tous les gnous ne migrent pas, mais les trois quarts d’entre eux décident de partir, certains ne faisant qu’une partie du voyage. Beaucoup ne termineront pas le parcours, mourront d’épuisement ou seront la proie des lions, léopards, crocodiles et autres prédateurs.

Traversée de la rivière par les troupeaux de gnous et de zèbres

Être témoin de la grande migration

Comment ne pas être tenté d’approcher au plus près ce phénomène unique au monde ? Cependant, personne ne peut anticiper au jour près l’arrivée des gnous dans les plaines de N’Dutu ou au bord de la rivière Mara. La patience sera votre plus grande alliée, et il faudra prévoir plusieurs jours de voyage dans la savane pour tenter de vivre cette expérience incomparable.

Deux options s’offrent à vous:

  • Prévoyez de passer environ 4 jours dans un camp de la région de N’Dutu où vous aurez toutes les chances de voir passer les gigantesques troupeaux de gnous et de zèbres, et d’assister à un événement hors-du-commun, celui de la naissance de bébés gnous.
Gnous couvrant les plaines du N’Dutu
  • Choisissez un camp au cœur de Masaï Mara, comme le Naibor Camp près de la rivière Mara, où vous pourrez vous installer plusieurs jours en attendant le passage du troupeau, observer le spectacle unique de ces milliers de gnous franchissant la rivière et vous laisser imprégner par ce sentiment d’immensité que seule peut offrir la nature africaine.
Vue du passage des gnous sur la rivière Mara depuis le camp de toile de Singita

Votre séjour dans un camp au bord de la rivière Mara ou à N’Dutu s’inscrit aisément dans le cadre d’un plus long voyage. Vous pouvez y coupler un safari en Tanzanie ou au Kenya, ou encore quelques jours à Zanzibar pour profiter d’une mer chaude après votre escapade en pleine nature…

N’hésitez pas à nous solliciter pour en savoir plus, et si vous souhaitez vous renseigner sur les autres phénomènes migratoires que l’on peut observer en Afrique : la migration des zèbres au Botswana, ou encore celle des chauve-souris en Zambie…

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